| Dans la colonie pénitentiaire | 180.8 ko |
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Résumé (copié/collé du site http://www.ebooksgratuits.com)
Le voyageur est envoyé dans la colonie pénitentiaire afin de donner son avis sur le système judiciaire. L’officier le reçoit et lui explique que le condamné ne sait pas pourquoi il est arrêté, s’il est ou a été jugé, qu’elle est la sentence à laquelle il a été condamné. L’application de la sentence est simple, une machine se charge de l’appliquer. Cette machine fut inventée par le commandant. Le voyageur est opposé à ce système mais l’officier tente néanmoins de le convaincre, en vain...
extrait :
“- C’est un appareil singulier, dit l’officier au chercheur qui se trouvait en voyage d’études. Et il embrassa d’un regard empreint d’une certaine admiration cet appareil qu’il connaissait pourtant bien. Le voyageur semblait n’avoir donné suite que par politesse à l’invitation du commandant, qui l’avait convié à assister à l’exécution d’un soldat condamné pour indiscipline et offense à son supérieur. L’intérêt suscité par cette exécution n’était d’ailleurs sans doute pas très vif dans la colonie pénitentiaire. Du moins n’y avait-il là, dans ce vallon abrupt et sablonneux cerné de pentes dénudées, outre l’officier et le voyageur, que le condamné, un homme abruti et mafflu, cheveu hirsute et face à l’avenant, et un soldat tenant la lourde chaîne où aboutissaient les petites chaînes qui l’enserraient aux chevilles, aux poignets et au cou, et qui étaient encore reliées entre elles par d’autres chaînes. Au reste, le condamné avait un tel air de chien docile qu’apparemment on aurait pu le laisser librement divaguer sur ces pentes, quitte à le siffler au moment de passer à l’exécution.”
KAFKA Franz (1883- 1924), écrivain Tchèque de langue allemande.
Après des études de droit, il occupa d’importantes fonctions dans deux compagnies d’assurances qu’il quitta en 1917, atteint de tuberculose. Admirateur de Kleist et de Flaubert, il publia dès 1908 de courts fragments. En 1910 il commença la rédaction d’un journal qui semblait lier l’existence à un désastre absolu. « La métamorphose » reflète les fantasmes et les angoisses du monde moderne.
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