| Le prêtre et l’acolyte, suivi de : études d’art et de la littérature (1907). | 712.3 ko |
|---|
PRÉFACE
“Voici un nouveau volume de l’œuvre en prose d’Oscar
Wilde.
On y trouvera tout d’abord la nouvelle LE PRÊTRE ET
L’ACOLYTE, publiée d’abord sans signature dans THE
CHAMELEON (vol. I, n° 1, décembre 1894), puis réimprimée
dans l’œuvre posthume du poète.
Il convient de signaler ici que M. Robert Harborough Sherard,
dans la bibliographie qui termine SA VIE D’OSCAR
WILDE, classe cette nouvelle dans les apocryphes attribués à
Oscar Wilde. D’après lui, la paternité en appartiendrait à un
sous-gradué d’Oxford, mais il ne fournit aucune preuve de ses
assertions.
J’ai traduit également un choix des articles de littérature
et d’art par lesquels Wilde contribuât d’octobre 1887 à septembre
1889, à la rédaction de la revue THE WOMAN’S WORLD.
Chargé par MM. Cassell et Cie de présider à la direction de
cette revue mondaine, Wilde y a semé des pages d’un intérêt
inégal, mais où l’on retrouve toujours sa verve et son humour.
A. S.”
WILDE Oscar (1854-1900), écrivain britannique.
Théoricien de « l’art pour l’art », chef de file des esthètes, affichant sans réserve son amoralisme, il fut l’idole de l’aristocratie. Sous une apparence brillante et légère, son oeuvre reflète une vision tragique de la vie. Oscar Wilde est le fils d’un chirurgien irlandais et d’une poétesse engagée politiquement pour son pays. Il fait d’abord de brillantes études à Dublin, puis à Oxford où il se distingue par son goût pour la discussion, le raffinement, ce qui lui vaudra d’être raillé par ses camarades. En 1895, attaqué pour son homosexualité, il fut condamné pour outrage aux mœurs à deux ans de travaux forcés. Libéré, il quitta l’Angleterre pour la France sous un faux nom, commença alors une période de déchéance dont il ne sortira pas. Il mourut à Paris dans la misère et la solitude d’une méningite et fut enterré au père Lachaise.
Ajouter un commentaire à ce texte 